Les sources d’information sur Internet sont nombreuses sur le sujet. Le but de cet article n’est pas de reprendre les textes officiels mais de fournir une information simplifiée permettant d’appréhender ces termes et de les contextualiser aux équipements de cryothérapie corps entier.
Le terme « dispositif médical » désigne tout équipement, matériel, logiciel destiné par le fabricant à être utilisé spécifiquement à des fins de diagnostic et/ou thérapeutique. Autant dire que le terme est suffisamment large pour y intégrer des dispositifs allant du patch jusqu’à des équipements complets tels que les cabines de cryothérapie.
Le terme CE pour « Communauté Européenne », vient ici préciser que la certification obtenue respecte le cadre réglementaire de la communauté Européenne.
Les directives existantes sont au nombre de 3, pour différencier les différents types de « Dispositifs Médicaux » (DM) :
En tant qu'entreprise qui propose une grande variété de matériel de cryothérapie à la vente, nous intéressons ici plus particulièrement à la directive applicable aux cabines de cryothérapie : la fameuse directive 93/42/CEE.
Pour bien comprendre cette notion de certification, il faut intégrer le fait que, tout dispositif médical commercialisé dans l'union Européenne, doit être rattaché à une des 4 classes existantes de cette directive 93/42/CEE. Ces classes correspondent à un niveau de risque potentiel du dispositif vis à vis de la vulnérabilité du corps humain :
Exemples :
Dans cette classification les cabines de cryothérapie appartiennent à la classe IIb.
Le processus de certification mené par un organisme autorisé vise notamment à s’assurer que le dispositif médical « DM » satisfait à :
La démarche de certification et la déclaration de conformité :
Les mêmes types de démarches sont effectués pour l’assurance qualité de la production, et pour l’assurance de la qualité des produits.
Autant vous dire que ces démarches sont coûteuses en temps homme, en ajustement de conception et fabrication, particulièrement dans le cas d’un équipement existant.
A titre d’exemple, la démarche de certification CE Médical en classe IIb aura duré au global 18 mois pour la CRYOCAB® de CRYO MANUFACTURING en sachant que cette CRYOCAB® remaniée en octobre 2016 avait été conçue et fabriquée en apportant des améliorations sur le premier modèle de CRYOCAB® qui disposait déjà d’une certification CE Médical (en classe IIa à l’époque).
Au regard de cette complexité de démarche et de son coût et sans remettre en question le sérieux de certains organismes de certification, on peut s’étonner du nombre de DM certifiés CE Médical en classe supérieure à la classe I (auto-certification en quelque sorte), fabriqués en Asie…
J’espère que mes explications vous sont utiles pour bien appréhender le sujet.
Intéressons nous maintenant à une question délicate…
En effet, nous sommes souvent questionnés en ces termes à ce sujet, pour savoir si les médecins, kinésithérapeutes, professions paramédicales ou ni médicales ni paramédicales ont le choix d’acquérir les modèles non certifiés de la gamme de notre fabricant…
Il faut comprendre que la réponse ne dépend pas de la profession mais de la finalité de l’équipement. En effet tout équipement à finalité médicale doit être certifié CE Médical pour sa classe d’appartenance afin de pouvoir être mis sur le marché Européen.
De fait dans notre cas, une cabine de cryothérapie peut adresser trois grands domaines d’application : la santé, le sport et le bien-être.
Pour commercialiser un tel produit non certifié CE Médical nous sommes donc contraints en tant que distributeur et tout comme le fabricant, à ne revendiquer que des applications sport et bien-être.
Un médecin qui fait l’acquisition du même équipement, ou tout autre membre d’un corps médical ou para-médical, sera donc contraint à ne pas utiliser un équipement non certifié à des fins thérapeutiques. Dans la mesure où la vocation première de ces professionnels est la santé, il peut sembler délicat de justifier d’une utilisation exclusive de son équipement en dehors de toute indication médicale.
Je tiens cependant à préciser que je ne suis pas juriste, mais que je n’ai trouvé à ce jour aucune information sérieuse (site HAS, ou ANSM), qui vienne contredire cette analyse. Si vous avez des informations contradictoires ou des précisions qui vous semblent utiles, contactez moi !
Sébastien Brunelle.
Sources : Attention j’ai utilisé ces sources pour me renseigner, ce qui ne signifie pas qu’elles adhèrent à mon analyse !