Un des critères majeurs pour
acheter une cabine de cryothérapie corps individuelle est sa consommation en azote.
En effet, dans la majorité des régions de France le
prix d'un litre d'azote est de l'ordre de 0,85€ HT (près d'1€ TTC). L'Alsace constitue une exception avec un prix plus proche de 0,6 € HT (0,72€ TTC) par litre.
Et la première réponse à cette question de consommation risque de vous surprendre :
entre 4 et 20 litres environ si on étend la réponse à l'ensemble des cabines azote du marché !
Avant de vous donner des repères plus précis en terme de consommation d'azote, il faut bien comprendre que la consommation d'un équipement de cryothérapie dépend de plusieurs facteurs :
- les caractéristiques intrinsèques de la cabine de cryothérapie,
- la pression et le débit de la cuve d'azote utilisée,
- les critères d'environnement,
- la température de consigne et la durée de la séance,
- l'usage en séances consécutives ou isolées (aussi nommées séance de groupe ou séance individuelle),
- les critères comportementaux.
Les caractéristiques intrinsèques de la cabine Les informations de consommation sont communiquées par le
fabricant de cabine de cryothérapie. Tout comme pour la consommation d'une voiture, ils sont établis dans un environnement donné, avec des scénarios de tests définis donc souvent bien éloignés de la réalité terrain. La complexité de ces tests est augmentée par le fait qu'il est quasiment impossible de mesurer précisément la quantité d'azote soustraite pour une séance. Sans entrer dans les détails physiques, il faut comprendre que l'azote est en équilibre liquide-gaz lorsqu'il est soustrait, ce qui rend complexe la mesure précise d'un débit et ce même avec une jauge électronique. Notre fabricant a trouvé une solution que nous ne communiquons pas car elle fait partie de ses savoir-faire.
Les
cabines de cryothérapie corps entier individuelles azote que nous distribuons ont été particulièrement optimisées par le fabricant Français CRYO MANUFACTURING. Elles présentent les plus bas niveaux de consommation du marché. Pour réussir cette performance, le fabricant a développé le NCO Concept (Nitrogen Consumption Optimization). Là encore nous ne pouvons pas dévoiler les secrets de fabrication. Voici cependant quelques points du concept :
- l'utilisation d'un échangeur situé dans la partie technique des cabines, savamment dimensionné,
- la qualité des isolants mis en place,
- le circuit d'injection, et l'injecteur lui-même,
- la dimension de l'enceinte de traitement,
- la programmation de l'automate qui déclenche l'injection en fonction de critères pertinents, et avec une variation du flux... et oui dans la famille des cabines du marché il y a des équipements basiques, et des équipement intelligents.
La pression et le débit de la cuve d'azote utiliséeLe constructeur d'une cabine de cryothérapie communique sur une tranche optimale de valeur de pression d'azote (pour nos cabines entre 3,5 et 5 bars), qui permet d'assurer le fonctionnement optimal de son équipement.
Si la pression de la cuve est en dessous de cette valeur minimale, la sanction est directe avec une sur-consommation non négligeable (+20 à +50%)...
Certaines cabines fonctionnent avec des cuves non pressurisées mais qui sont du coup de faible volume : à éviter de notre point de vue à moins que vous ne souhaitiez passer votre temps à la remplacer.
La pression de sortie de la cuve est une indication importante, mais selon les cuves il faut prendre garde à un élément important : même avec une pression correcte, le débit peut se révéler insuffisant (pour rappel Gaz=pression, liquide=débit). L'automate embarqué dans nos cabines vous indiquera dans ce cas un défaut d'alimentation en azote.
Les critères d'environnement
Le critère principal est le taux d'humidité de l'air. Tout simplement parce qu'il est plus coûteux en énergie de refroidir de l'eau, que de refroidir de l'air... Pour mieux maîtriser votre consommation il faut donc bien gérer l'humidité de votre pièce. Bonne nouvelle, nos cabines sont toutes équipées d'un capteur d'hygrométrie ! Pour un fonctionnement optimal le taux doit être compris entre 40 et 50%.
La température ambiante. Là c'est une évidence : si vous effectuez des séances dans une pièce à 22°C ou une pièce à 15°C, la dépense énergétique sera différente. Seriez-vous surpris d'apprendre que nos cabines disposent d'un capteur de température ambiante ?
La température de consigne et la durée de la séanceLà encore une évidence, mais il faut en être conscient. Effectuer une séance de 2 minutes à -110°C ou de 3 minutes à -150° entrainera des écarts majeurs de consommation. Et il faut savoir que la consommation d'azote n'est pas linéaire avec la baisse de température : passer de -130 à -150 est beaucoup plus énergivore que de descendre de -110 à -130°...
Pourtant les tarifs pratiqués pour une séance de cryothérapie ne varient pas en fonction de la durée de la séance ni en fonction de la température pratiquée.
La bonne nouvelle est qu'il est inutile de chercher à atteindre les plus basses températures possibles pour une séance, et que la durée de 3 minutes n'est absolument pas une durée minimale, mais une durée maximale. Mais là c'est un autre débat, contactez-nous pour en savoir plus.
Usage en séances de groupe ou séances individuelles
Là encore, il s'agit d'un impact logique. Si vous effectuez des séances successives avec votre cabine, c'est à dire en enchaînant les passages dans le cas d'un soin de plusieurs personnes vous effectuez des économies de consommation qui sont liées à 2 aspects :
- la phase de mise à froid indispensable à l'efficacité du soin consiste à effectuer une descente en température de la cabine avant l'entrée de la personne dans l'enceinte. La différence de température entre l'enceinte de la cabine et la température ambiante doit correspondre à un gradient minimum de 100°C. Dans les faits, l'ouverture de la porte pour faire entrer la personne provoque une perte de froid de 8-10°C, et pour être certains de la qualité du choc thermique nous recommandons une mise à froid à -100 ou -110°C. Cette phase de mise à froid consomme donc de l'azote. Et vous ne devez pas vous en passer ! Mais dans le cas de sessions de groupe, la cabine restera froide d'un passage à l'autre et vous permettra d'effectuer une seule mise à froid pour l'ensemble du groupe.
- nos cabines sont équipées d'un bloc de froid dans leur partie technique, permettant ainsi que conserver une "charge de froid".
Il est évident là encore que la première mise à froid de la journée va être plus consommatrice d'azote que les mises à froid qui suivront 10, 15 ou 30 minutes plus tard. On bénéficie de l'effet bloc froid de nos cabines, et en tout état de cause, du fait que tous les éléments traversés par l'azote ont une certaine inertie.
Dans la majorité des cas nos clients effectuent tout autant des séances de groupe que des séances individuelles et dans ce cadre il est d'autant plus délicat d'estimer à l'avance la consommation moyenne par séance.
Les critères comportementauxIls sont très importants en terme de consommation. Nos clients sont formés aux gestes et réflexes permettant d'effectuer des économies de consommation d'azote. Pour autant nous constatons que seule une pratique régulière et éclairée permet de capitaliser sur ces bons réflexes.
Il ne s'agit pas de notions compliquées, et si vous avez eu le courage de lire ce long article jusqu'au bout (merci !) vous connaissez d'ores et déjà les fondamentaux qui seront utiles à votre future exploitation d'une cabine de cryothérapie.
Conclusion sur les données de consommation des cabinesEn conclusion, je vous donne enfin une réponse plus précise sur la consommation de
nos cabines (attention la plupart des cabines concurrentes ont une consommation bien supérieures si bien qu'avec certaines il n'est pas économiquement viable d'effectuer des séances individuelles).
Au lieu de raisonner en consommation par séance, nous préférons exprimer les choses ainsi :
avec une cuve de
230 litres il possible d'effectuer entre 24 et 55 séances par jour.Libre à vous d'effectuer un calcul de consommation moyenne à partir de ces données de base !